HALAKHA DE LA SEMAINE

POURQUOI EST-IL DEFENDU D'OUVRIR UN PARAPLUIE CHABBAT?

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POURQUOI CHANTE-T-ON CHALOM ALEKHEM VENDREDI SOIR?

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COMMENT FAIRE NETILAT YADAYIM?

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POURQUOI APRES LE KIDOUCH A LA SYNAGOGUE FAUT-IL MANGER DES MÉZONOT?

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PARACHAT PINHAS

I) Les préparatifs du Vendredi :
Même si un homme a plusieurs serviteurs, il doit s'attacher à effectuer lui-même une préparation en l'honneur du Shabbat.
Il est interdit d'organiser le vendredi un grand festin inhabituel, afin de garder l'appétit pour Shabbat.
Une Sé'ouda de Mistva (Circoncision, Pourim…) n'est pas concernée par cette interdiction.
Cependant, il est mieux de l'organiser avant le milieu de la journée.
Il est interdit de fixer « un travail professionnel, manuel, à partir de l'heure de Min'ha Ketana
(environ 2 heures et demi avant le coucher du soleil). Sauf si c'est pour le besoin du Shabbat et non rémunérée : cela est autorisé (ex : réparer un vêtement….)
C'est une Mistva de se laver entièrement le corps le vendredi, ainsi que de se couper les ongles.


II) L'allumage des veilleuses :
Dans chaque foyer, il doit y avoir une veilleuse allumée en l'honneur du Shabbat. Cette Mistva incombe aux femmes. Le mari doit, lui, préparer les veilleuses.
On a l'habitude d'allumer DEUX veilleuses. (D'autres allument 7 ou 10).
L'allumage aura lieu 20 minutes avant le coucher du soleil.
Et ensuite on allume.
Il est préférable que les veilleuses soient disposées à l'endroit où l'on va manger.
Si on est invité chez quelqu'un :
Si on nous réserve une chambre seule pour dormir, on peut y allumer avec bénédiction, à condition que les veilleuses restent allumées à l'heure où on va dormir. (Évidemment, on n'allume que si on arrive avant l'entrée du Shabbat).
Sinon, la maîtresse de maison allume avec bénédiction et on se fait acquitter par cette bénédiction, ensuite on allumera.
Pour les femmes Séfarades, l'allumage des veilleuses ne signifie pas inévitablement qu'elles sont entrées dans le Shabbat. Par conséquent, si une femme a oublié « un travail », elle pourrait le faire même après l'allumage des veilleuses. (Dans la mesure où Shabbat n'est pas encore entré).
Néanmoins, il est bien qu'une fois par an, une femme émet une condition qu'elle ne reçoit pas obligatoirement le Shabbat par l'allumage.
On ne peut pas allumer les veilleuses très tôt (pas avant Pelagh Minha environ 1 heure 15 (relatives !) avant le coucher du soleil.


III) L'accueil du Shabbat :
L'usage dans toutes les communautés d'Israël de recevoir le Shabbat, 20 minutes avant le coucher du soleil.
On pourrait accueillir le Shabbat encore plutôt, mais pas avant le Pelagh Minha (environ 1 heure 15 avant le coucher du soleil.)
Dans ce cas, il faut d'abord prier Minha, avant le Pelagh et ensuite recevoir Shabbat. Et si on a reçu Shabbat, sans avoir fait Minha, on ne pourra plus prier Minha, on fera alors deux offices de Arvit.
Chaque individu doit suivre les horaires de la communauté dont il dépend.
Ainsi si la communauté a reçu le Shabbat, lui, ne pourra pas effectuer un travail interdit après ce moment. Cependant, il pourra faire Minha s'il fait encore jour.
De fait, un fidèle qui arrive en retard à la synagogue, alors qu'ils se trouvent dans l'accueil du Shabbat (BO-I KHALLA ou BAREKHOU), il doit sortir de la salle pour faire Min'ha.
Un fidèle qui a reçu Shabbat plus tôt que l'heure normale, peut dire à un autre fidèle qui n'a pas encore reçu le Shabbat de lui effectuer un travail.


IV) Les offices du Shabbat :
Il est d'usage d'accueillir le Shabbat avec le cantique : CHIR HACHIRIM. Ensuite, le chant MIZMOR LÉDAWID et LEKHA DODI. Puis MIZMOR CHIR LÉYOM HACHABBATH.
On a l'habitude de lire la Mishna : Bammé Madlikine.
Après l'Amida du Vendredi soir, on dit « Waykhoulou Hachamaim…. » puis l'officiant récite « Meen Cheva » : une sorte de mini répétition.
Si on se trompe et que l'on récite l'AMIDA de la semaine :
Si on a fini l'Amida, il faut refaire l'AMIDA de Shabbat.
Si on s'en rend compte au milieu : Si l'erreur se produit à ARVIT, CHAHARITE ou Min'ha de Chabbath, on termine d'abord la bénédiction du Hol dans laquelle on se trompe, puis on reprend la AMIDA de Shabbat (après Hael Hakadoch).
Si l'erreur se produit dans l'Amida de MOUSSAF, on interrompt immédiatement le passage de Hol et on reprend l'AMIDA de Moussaf, après Hael Hakadoch.
Si on se trompe et on dit une autre AMIDA de Shabbat : au lieu de l'AMIDA de ARVIT, on dit celle de Cha'harit, de Moussaf ou de Min'ha et vice-versa : on est acquitté.

PARACHAT BALAK

A la synagogue, le ‘Hazzan prononce une phrase de glorification pour Hashem, qui est celle de
Bare'hou Ete A.D.O.N.A.Ï Ha-Mevora'h (« Bénissez Hashem qui est la source de la Bénédiction), et l'assemblée répond Barou'h A.D.O.N.A.Ï HAMEVORA'H LE'OLAM VA'ED (« Hashem est la source de la Bénédiction à tout jamais »).
Question : Doit-on se lever lorsqu'on entend cette phrase de Bare'hou ?
Réponse : Les usages diffèrent sur ce point entre les Ashkenazim et les Sefaradim. Les Ashkenazim ont l'usage de se lever lorsqu'ils entendent Bare'hou de la bouche du ‘Hazzan, et certains parmi les Ashkenazim, se lèvent même lorsqu'ils l'entendent de la bouche d'une personne monte à la Torah.
Alors que les Sefaradim n'ont absolument pas l'usage de se lever lorsqu'ils entendent Bare'hou. Qui plus est, même les maîtres les plus illustres du judaïsme Sefarade, n'ont jamais adopté cet usage.
Pourtant, certains Rishonim font mention d'un usage similaire. Parmi eux, le Ma'hzor Vitri, le Ore'hot‘Haïm et d'autres…
L'auteur du Mishna Beroura rapporte que l'auteur du Maguen Guiborim s'efforce difficilement à trouver une explication à cet usage. Le Mishna Beroura lui-même (dans Biour Hala'ha sur chap.113) apporte une source à cette tradition, à partir d'un verset dans Divré Hayamim (Tome 1 chap.29) :
« David s'adressa à toute l'assemblée en leur disant : Bénissez Hashem votre D. Toute l'assemblée bénit Hashem le D. de leurs ancêtres. Ils s'agenouillèrent et se prosternèrent à Hashem et au roi ».
Cependant, le livre Mekor ‘Haïm du Gaon Rabbi ‘Haïm Yaïr BAKRA'H (l'auteur du ‘Havot Yaïr) fait remarquer que toute prosternation supplémentaire, qui n'est pas mentionnée par le Talmud, est interdite au titre de« rajout sur les endroits où nos maîtres ont instauré de se prosterner ».
L'auteur du livre Shoul'han Tahor fait la même remarque, et ajoute même que cet usage est sans fondement crédible, et a été institué par erreur. Le Gaon Rabbi Ben Tsion ABBA SHAOUL z.ts.l pensait également qu'il ne faut pas se prosterner lors de Bare'hou, car cela entraîne le risque de transgresser l'interdit de « rajout sur les endroits où nos maîtres ont instauré de se prosterner ».
Mais le Gaon Rabbi David YOSSEF Chlita objecte sur le fait qu'il y a là un risque de transgression, car nous pouvons constater que nous avons l'usage de nous prosterner à de nombreux endroits pour lesquels, nos maîtres n'ont pas instauré de se prosterner. Par exemple, lorsqu'on dit « Vaya'avor » (les 13 attributs Divins dans les supplications quotidiennes). En effet, nous avons cet usage selon l'enseignement des Kabbalistes, et les Poskim (décisionnaires) n'ont pourtant pas craints qu'il y a avait là la transgression de l'interdit de rajouter sur les endroits pour lesquels nos maîtres ont instauré de se prosterner.
En conclusion
Les Sefaradim, et les communautés orientales n'ont pas l'usage de se lever et de se prosterner lors de Bare'hou, et ils doivent préserver leur tradition en restant assis. C'est l'usage qu'ont toujours adopté les grands maîtres du judaïsme Sefarade de toutes époques.
Même notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita ne se prosterne pas lors de Bare'hou, et reste assis.

PARACHAT HOUKAT

A priori, il faut comprendre ce que l'on dit dans nos prières, pour y accéder, la meilleure solution est d'apprendre l'hébreu, tout d'abord à le lire, ensuite comprendre la traduction des passages pour lesquels nos Sages affirment qu'il est très recommandé d'en connaître le sens.
Voici 5 raisons pour lesquelles il est nécessaire, a priori, de prier en hébreu :
a) L'hébreu est la “langue Sainte” par excellence,
b) L'hébreu est la seule langue que les anges comprennent et nous avons besoin d'eux pour élever nos prières auprès d'Hachem,
c) Hachem s'exprime à ses Prophètes que en Hébreu,
d) Lorsque l'on prie en hébreu, on est assuré que la prière est exactement celle que les Prophètes et les Sages ont instauré sans en déformer le sens,
e) L'hébreu est supérieur et au-dessus de tous les autres dialectes.

Voici les passages pour lesquels nos Sages insistent sur la compréhension :
a) La 1ère phrase du “Chémâ Israël”
b) la 1ère bénédiction de la “Amida” (Maguen Abraham).
c) les 3 premières bénédictions du Birkat Hamazon
d) la phrase Potéah' ete Yadékha du “Achré” qui dit “Tu ouvres Ta main et rassasies tout être vivant selon sa volonté”.
En cas d'impossibilité, il est préférable de lire le « Birkat Hamazone » dans sa langue natale.
Une personne qui prie en Hébreu, mais qui ne comprend pas ce qu'elle dit est tout de même quitte de son obligation (il y a une distinction entre s'acquitter de son obligation et comprendre le sens du texte).
Les décisionnaires de la Halakha conseillent aux personnes qui ne comprennent pas l'Hébreu de comprendre au minimum le sens général du texte.

PARACHAT KORAH

Il est écrit dans le livre Réchit H'oh'ma (Cha'ar Ha-Kédoucha – fin du chap.15) que lorsqu'on récite le Birkat HaMazon, il est bon de veiller à le réciter à haute voix, car la voix stimule la concentration, et ainsi, on s'habituera à réciter de façon correcte, avec respect et grande concentration, et en prononçant correctement les lettres.
En particulier les jours de Shabbat et de fêtes, car avec une récitation à haute voix, on se souvient ainsi qu'il faut mentionner le passage de « Rétsé Véhah'alitsénou » ou le passage de « Ya'alé Véyavo » qui sont les ajouts spécifiques dans le Birkat Ha-Mazon ces jours-là. (Ainsi écrivent les décisionnaires récents et contemporains, voir Halah'a Béroura chap.185, Cha'ar Ha-Tsiyoun note 15).
Il est de notoriété que la Parnassa – la subsistance matérielle de l'individu – dépend du Birkat Ha-Mazon.
On rapporte au nom du Tsaddik Rabbi Israël ABOUH'ATSIRA z.ts.l (Baba Salé) que la personne qui récite le Birkat Ha-Mazon lentement et à travers un livre, méritera une très bonne Parnassa sans le moindre doute.
Combien de bons remèdes et combien d'efforts les gens sont prêts à investir au sujet de la Parnassa !
Il est certain qui leur serait préférable de saisir l'essentiel qui est le Birkat Ha-Mazon, en le récitant de la meilleur façon, avec toute la concentration et le respect possibles.
Cependant, même si l'on ne récite pas le Birkat Ha-Mazon à haute voix, on doit entendre ce que l'on sort de la bouche. Le Gaon auteur du Sefer Hah'arédim (contemporain de MARAN et du ARI Zal) écrit (dans la partie des Mitsvot liées à la terre d'Israël, fin du chap.3) en ces termes :
« Le devoir de la Amida, le devoir du Birkat Ha-Mazon ainsi que celui des bénédictions de la Torah sont tous des devoirs ordonnés par la Torah, et de ce fait, dépendent de l'oreille, il est donc un devoir de faire entendre à l'oreille chaque mot que l'on sort de la bouche. La majorité des décisionnaires tranche que si l'on ne s'est pas entendu, on n'est pas quitte et l'on doit de nouveau réciter. »
Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita réfute les propos du Sefer Hah'arédim, et il écrit que même s'il est une obligation de s'entendre lors de la Bérah'a, malgré tout, si à postériori on ne s'est pas entendu on est quitte. Il cite différentes preuves à ses propos, et atteste que telle est la conclusion de la
majorité des décisionnaires. (Yabiya' Omer vol.4 chap.18).
Il serait souhaitable de motiver le public à réciter le Birkat Ha-Mazon lentement et à haute voix, comme nous l'avons constaté chez des gens d'un très haut niveau de piété.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita, même si son temps est très précieux, malgré tout, heureux celui qui l'a vu lors du Birkat Ha-Mazon, de quelle manière sa voix est parfaitement entendue, avec quelle patience il le récite, à voix haute, en articulant clairement chaque mot, sans la moindre panique, dans le calme et la sérénité,
comme si que le Birkat Ha-Mazon était la seule Mitsva sur le moment. Même lors des « Hara'haman », le Rav les prononce très lentement, avec supplication et concentration.
Que le sage entende et en tire leçon !